« Les petits États comme le nôtre ne cherchent pas la compétition stratégique — nous recherchons des solutions partagées », a déclaré le Président des Seychelles, Mathew Antonio Patrick Herminie, appelant à rejeter la normalisation et la prolongation des conflits ainsi que l’application sélective du droit international.
Parce que « ce principe est vital pour la sécurité maritime », dont la dégradation dévaste non seulement les économies insulaires vulnérables mais affecte aussi la liberté de navigation, « les petits États vulnérables ne devraient jamais supporter les coûts économiques collatéraux de conflits auxquels ils ne participent pas », a-t-il déclaré.
Dénonçant les effets désastreux de la criminalité transnationale organisée, du trafic de drogue et de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée sur la sécurité et l’économie du pays, il a appelé à un renforcement du partage intégré de renseignements au sein de la communauté internationale.
Il a ajouté qu’il fallait également développer la surveillance maritime et un soutien pragmatique aux forces de l’ordre, car « il est déraisonnable d’attendre de nations protégeant de vastes espaces océaniques avec des budgets modestes qu’elles respectent des normes fixées par des États disposant de moyens considérables sans leur donner les outils nécessaires ».
Sur le changement climatique, qui attaque quotidiennement les fondements du pays et menace ses infrastructures et ses moyens de subsistance, il a déclaré : « La science est incontestable. Les objectifs sont clairs. Ce qui manque encore, c’est la volonté politique et la mise en œuvre. »
Il a appelé les principaux pays émetteurs à faire preuve de davantage d’ambition et toutes les nations à agir de manière responsable, saluant l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice sur le climat : l’atténuation, le transfert de technologies et le financement des pertes et dommages sont des obligations juridiques, et non des actes de charité.
Exhortant les États membres à ratifier l’Accord sur la biodiversité marine des zones situées au-delà des juridictions nationales, il a déclaré : « Notre survie est indissociable de la santé de l’océan. Protéger notre environnement marin est une nécessité économique. »
Il a également appelé à des financements abordables, accessibles et de long terme, notamment à la mise en œuvre complète de l’indice de vulnérabilité multidimensionnelle, afin de répondre aux préoccupations de soutenabilité de la dette des petits États insulaires, une question de « survie nationale ».


