AZALI Assoumani, Président des Comores, a appelé l’Organisation à dépasser les intérêts partisans. « Si Dieu le veut, la prochaine direction incarnera l’unité et le renouveau d’un multilatéralisme plus crédible », a-t-il déclaré, demandant une attention particulière pour les petits États insulaires et vulnérables.
« Malgré nos efforts, les Objectifs de développement durable de l’Agenda 2030 restent malheureusement hors de portée », a-t-il souligné, appelant à davantage de clarté et de réalisme.
La guerre dévastatrice au Moyen-Orient, qui a entraîné la paralysie du détroit d’Ormuz, s’est étendue à la Syrie et au Liban à la suite des opérations militaires israéliennes, a-t-il indiqué.
Outre le choc mondial provoqué, ce conflit menace la sécurité alimentaire et énergétique des pays vulnérables comme les Comores, qui restent fortement dépendants des importations, a-t-il ajouté.
Il a insisté sur le fait que « la communauté internationale retrouvera d’abord sa crédibilité en agissant d’urgence pour faire taire les armes, protéger les vies civiles — israéliennes, palestiniennes, libanaises ou syriennes — et mettre enfin en œuvre les résolutions des Nations Unies, y compris la solution à deux États, avec Israël et la Palestine vivant en paix côte à côte ».
Bien que son pays ne voie pas d’alternative au dialogue avec la France sur Mayotte, ce dialogue n’a pas produit de résultats, a-t-il déclaré.
« Au contraire, les actions unilatérales de la France, notamment en Afrique, vont à l’encontre de nos attentes », a-t-il affirmé, regrettant les velléités de certains pays d’établir des relations avec une partie occupée de son pays.
Il a condamné les initiatives de coopération avec les autorités locales de Mayotte ainsi que la récente déclaration du Premier ministre français liant l’aide au développement à la lutte contre les migrations. Les Comoriens sont chez eux à Mayotte et la souveraineté des Comores sur l’ensemble de son archipel n’est pas à vendre, a-t-il affirmé.


