« Il faut davantage de confiance entre les États », a souligné Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président du Sénégal, insistant sur la nécessité de répondre à la crise actuelle du droit international et de promouvoir le progrès économique et social pour tous.
Alors que les conflits armés persistent et que le terrorisme progresse, le Sénégal, qui assure actuellement la présidence de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), entend contribuer au retour de la paix dans la région en coopération avec l’Union africaine.
Le « fléau du terrorisme étant par nature transfrontalier », il a estimé que la stabilisation du Sahel devait être poursuivie de toute urgence.
Face à la montée de l’unilatéralisme, il a déclaré que « certains peuvent considérer le multilatéralisme comme une relique », mais le Sénégal estime que les crises actuelles nécessitent une Organisation des Nations Unies plus efficace. La communauté internationale « ne résoudra pas les crises en laissant le système multilatéral devenir de plus en plus fragmenté ».
Dans le cadre de son soutien au renforcement des Nations Unies, le Sénégal a mobilisé des ressources pour construire une Maison des Nations Unies près de Dakar, appelée à accueillir plusieurs entités du système onusien afin d’améliorer l’efficacité de leur action.
Concernant le Conseil de sécurité, il a jugé sa composition dépassée, tout en soulignant que son « élargissement ne doit pas conduire à davantage d’inertie ». Soutenant la position africaine sur la réforme du Conseil, il a annoncé que le Sénégal présentera sa candidature à un siège de membre non permanent pour la période 2032-2033.
Pour la première fois, le Sénégal accueillera également les Jeux olympiques de la jeunesse, du 31 octobre au 31 novembre, avec l’ambition de promouvoir une génération qui souhaite se rassembler plutôt que se diviser.


