Emmerson Dambudzo Mnangagwa, Président du Zimbabwe, a déclaré que le monde fait face à de nombreuses crises complexes et interconnectées, alors que les conflits se multiplient, que les chocs climatiques s’intensifient et que la technologie progresse plus vite que les règles qui l’encadrent.
« Le multilatéralisme est un facteur essentiel d’égalité : il garantit à tous une voix égale au regard du droit international et un rôle égal dans la construction de notre avenir commun », a-t-il déclaré, ajoutant que la Charte des Nations Unies demeure la boussole commune.
Le droit international ne peut être un bouclier pour certains et une arme contre d’autres, a-t-il souligné, affirmant que « les Nations Unies ont le devoir sacré de préserver les générations futures du fléau de la guerre ».
« Notre expérience en Afrique australe nous a appris que le dialogue est une force partagée et non une faiblesse », a-t-il déclaré.
Remerciant les États pour la confiance accordée au Zimbabwe par son élection au Conseil de sécurité, il a déclaré que son pays assumera cette responsabilité en janvier 2027 « avec humilité, indépendance et volonté de servir », guidé par une politique étrangère consistant à être l’ami de tous et l’ennemi de personne.
Il a présenté quatre priorités au Conseil : la diplomatie préventive, la médiation et le règlement pacifique des différends tout en s’attaquant aux causes profondes de l’insécurité ; le renforcement de la coopération entre les Nations Unies et les organisations régionales telles que l’Union africaine ; la valorisation du patrimoine et des ressources naturelles au service de l’industrialisation, de la modernisation et de la transition propre plutôt que du financement des conflits ; enfin, une participation accrue des femmes et des jeunes à la construction de la paix.
Le Zimbabwe soutiendra l’initiative africaine « Faire taire les armes » et une action renforcée contre le terrorisme, la criminalité organisée, les flux illicites d’armes et le trafic illégal de ressources.
Rappelant que le Zimbabwe possède plus de 40 minerais critiques et terres rares, il a mis en avant les efforts du pays pour favoriser la transformation et la valorisation à la source, notamment l’exportation de sulfate de lithium produit localement, démontrant que la conservation de la valeur à la source est possible au service d’une prospérité partagée.
Il a ajouté que les initiatives nationales de développement du Zimbabwe continuent d’être affaiblies par des mesures coercitives unilatérales imposées par certains pays occidentaux et a demandé leur levée immédiate et sans condition.


